Tout a commencé par le constat que, dans certains pays comme l’Australie, la Californie ou Hawaï, les spots sont surchargés de monde. Les baigneurs et les surfeurs doivent cohabiter et, sur certaines plages californiennes, à partir d’une certaine heure de la journée, les surfeurs doivent sortir de l’eau pour laisser la place aux nageurs. Oui, parce que même si certains surfeurs l’oublient parfois… « Le spot n’appartient à personne, mais à tout le monde. » La solution a donc été de créer une planche plus « safe » en cas de choc, tout en restant suffisamment performante pour évoluer sur la vague comme avec une véritable planche en dur.
MÊME SI, AU PREMIER ABORD, TU AS L’IMPRESSION QU’ELLES SORTENT DE LA MÊME USINE, TU TROUVERAS SUR LE MARCHÉ DIFFÉRENTES CONFECTIONS.
Une planche en mousse peut, de base, être fabriquée de différentes manières :
- en PE (polyéthylène),
- en PP (polypropylène),
- en EPS (polystyrène expansé)…
C’est la densité du pain de mousse qui, tout d’abord, fait sa longévité. Plus les cellules qui le composent sont serrées, plus il est solide. À l’inverse, plus elles sont grosses et espacées, plus la mousse sera souple, donc facilement pliable.
PRIVILÉGIER LES PLANCHES EN MOUSSE AVEC DES « STRINGERS »
Privilégie des planches en mousse avec des tiges de renfort en composite ou en bambou, qui rigidifient la planche au même titre qu’une latte de pain de mousse classique. On peut en compter une, deux, voire trois, suivant la taille de la planche et sa gamme. Plus le surfeur est lourd ou plus il surfe dans le shore break, plus la planche doit être résistante et, de ce fait, renforcée avec ces tiges.
PRENDRE EN CONSIDÉRATION TOUS LES AVANTAGES QUE LA MARQUE APPORTE À LA SOFTBOARD
- Étanchéité du pain de mousse
- Stratification intérieure en fibre de verre et résine
- PE (polyéthylène) résistant aux impacts
- Membrane anti-enfoncements
- Anti-lamination
- Adaptabilité des plugs de dérives
Regarde bien la finition du bottom ! C’est quand même le plus important, car c’est ce qui fait que la planche va bien glisser… ou pas. Le Speed Skin doit donc être résistant, de haute densité afin de moins se déformer, mais également résistant aux UV (type Xtra Duralinx). Tous ces paramètres justifient son prix. Plus la planche est technique, plus elle se rapprochera d’une planche de surf « classique ». Elle peut parfois même être meilleure ! Car elle sera plus solide, plus tolérante, parfois plus rapide et, pour tes voyages, elle sera normalement anti-casse !
QUOI CHOISIR COMME FORME ?
Ce sont des planches avec un très fort pouvoir de flottabilité. Par exemple, une 4’8 peut avoir un volume de 35 L, ce qui sera largement suffisant ! Nous te conseillons de jouer la sécurité, donc ne mise pas sur un shape trop court. Voilà deux exemples de planches en mousse que l’on pourrait te conseiller.
- ODYSEA : la Skipper, par exemple, est souvent prisée en 5’6 et ravit les surfeurs de 50 à 80 kg.
- SOFTTECH : la 5’2 est le modèle le plus vendu. Chez Mullet, la Fat Cat en 4’8 (style Mini Simmons) est la planche emblématique de la marque, avec la FishFinger en 5’2 qui fait le buzz.
TU ES DÉBUTANT ?
Privilégie la planche en mousse et tu ne seras pas déçu !
- Portante, elle t’aidera à la rame pour partir plus tôt sur la vague.
- Rassurante, elle tolère les fautes de placement des pieds.
- Sécurisante, elle limite les risques si tu as du monde autour de toi. Si tu as des amis qui veulent se mettre au surf, c’est bien plus fun ! Si tu as tendance à lâcher ta planche par terre par mégarde, tu n’auras pas de réparation à prévoir.
QUEL PRIX PRÉVOIR ?
Aujourd’hui, les prix ont augmenté et avoisinent les 400 à 450 € pour une planche en mousse technique. Mais c’est une planche que tu garderas et avec laquelle tu progresseras.
EN PHASE DE PROGRÈS ET DE PERFECTIONNEMENT ?
Tu penses que la planche en mousse est seulement faite pour les débutants ? La preuve en vidéo : même si tu es un surfeur confirmé, la planche en mousse est une arme absolue ! Chacun son style, chacun la sienne ! Du Mini Simmons au Biscuit, Fish, Twin, Single, Egg, évolutive ou Longboard… Le choix des formes et des couleurs est maintenant devenu presque un casse-tête. Voilà déjà quelques années que la planche en mousse est en pleine expansion, et vous êtes de plus en plus nombreux à la retrouver au pic et à partir en trip avec !
Néanmoins, même si beaucoup de planches sont créées aux États-Unis ou en Australie, puis produites en Chine, en Thaïlande ou dans d’autres contrées exotiques, n’hésite pas à choisir une marque reconnue ! Une marque qui a fait ses preuves, qui s’inspire de shapes existants et qui fonctionnent déjà ! On veut dire par là qu’il est préférable de choisir une planche avec de belles lignes, des rails légèrement travaillés, plutôt qu’une grosse bûche hyper lourde, toute plate, avec des rails trop ronds qui n’offrent aucune accroche. J’ai testé la Beater, une petite planche qui se surfe avec ou sans dérives. Une board bien pensée au niveau des concaves, suffisamment rigide, qui prend une vitesse folle et qui tient parfaitement dans le creux. La Fat Cat en 4’8, que j’ai eu l’occasion de surfer, est un excellent compromis entre le fish et le Mini Simmons. C’est une planche compacte, facile à transporter en complément de ses boards habituelles dans son boardbag. Une vraie bonne partie de plaisir dans des vagues allant de 50 cm à 1,50 m.
(Anto)
Lorraine & Anto – Takeabreathedition & Customindshop – © Texte & Photos
