PARTONS SURFER À BYRON BAY AVEC LA MARQUE ECO-FRIENDLY LORE OF THE SEA

À l’heure où les femmes ont pleinement pris leur place et se sont imposées dans tous les domaines, les sports de glisse ont, eux aussi, connu une véritable évolution. Au cours de ces dernières années, à travers notre activité d’acheteurs et de revendeurs de textiles et d’équipements techniques chez Customind Shop, nous avons eu à cœur de mettre les femmes sur le devant de la scène. Et le constat a été sans appel : la demande n’a cessé de croître, l’énergie s’est intensifiée, aussi bien dans les skateparks qu’au line-up. Les événements dédiés aux femmes se sont multipliés, de nouvelles communautés ont vu le jour, des groupes se sont formés, se sont solidarisés et ont créé une véritable dynamique autour de leur passion. Face à cet élan, une évidence s’est imposée à nous : pourquoi ne pas imaginer ce qui a encore manqué au marché de la glisse féminine ? Les grandes marques ont été nombreuses à développer et à produire en masse des collections de swimwear. Pourtant, nombreuses ont été les femmes à avoir encore du mal à trouver le maillot qui leur correspondait vraiment. Et si le véritable défi n’avait pas seulement été de choisir un modèle, mais de trouver enfin celui qui aurait réuni tous les critères essentiels ? Esthétisme, confort, technicité, durabilité, prix juste et engagement éthique… Ce combo existe-t-il désormais ?

NOUS AVIONS TROUVÉ LA MARQUE : LORE OF THE SEA.

À nos yeux, ce qui a toujours fait la force d’une marque, c’est l’identité qui s’en dégage : l’investissement, les valeurs portées et la transmission d’une histoire. C’est pourquoi nous avons souhaité mettre à jour cet article et revenir sur notre rencontre avec Lore of the Sea. Pour découvrir son univers, son parcours et l’histoire qui a donné naissance à cette marque, Take A Breath Edition vous emmène à Byron Bay, à la rencontre de cette longboardeuse professionnelle passionnée. Charismatique, fine et élancée, avec ce regard rieur que vous ne pourrez manquer, elle a su imposer son style avec élégance et détermination. Step by step, nose by nose, elle a ridé, progressé et repoussé ses limites… et pas uniquement sur les vagues. Après notre interview de Kassia Meador, nous avons eu envie de donner la parole à une autre figure inspirante du longboard féminin : une voix française, locale et engagée. Originaire de Saint-Jean-de-Luz, Laure Mayer, entrepreneuse et longboardeuse, s’est livrée à nous avec sincérité pour partager son histoire, sa vision et l’aventure Lore of the Sea.

Laure, tu es originaire de saint Jean de Luz, et aujourd’hui tu es surfeuse professionnelle. Quel a été l’élément déclencheur de cette réelle envie de surf ?

Pour tout vous dire, mon père est un grand skieur. J’ai été mise sur des skis dès mon plus jeune âge et j’ai été une grande fan et une pratiquante assidue de snowboard durant toute mon adolescence. En parallèle, le surf m’a toujours attirée. J’ai commencé lorsque le premier club près de chez moi, à Saint-Jean-de-Luz, a ouvert et que mes parents ont accepté de m’y amener. Aujourd’hui, 10-15 ans plus tard, le surf a complètement pris le dessus sur ma vie (et ma passion des sports d’hiver au passage). Je n’emploie jamais le terme « pro » pour parler de mon surf, mais je vis en partie du surf (je vous laisse choisir l’appellation qui vous plaira le plus), grâce à mes sponsors qui sont Oxbow, Lore of the Sea (évidemment), Minvielle Surfboards (FR), Nettleton Surfboards (AUS) et Seventy One Percent.

En haut, en bas de vague, une vision, une drôle d’adrénaline, un sentiment de bien-être, complètement dingue, qui se procure chez certains, qui devient une peur chez d’autre. On se souvient tous plus ou moins de cette sensation grandiose! On se souvient de cette vague, qui nous a tous rendu un jour, addict aujourd’hui. Alors, quel a été le plus beau souvenir de tes premières sessions ?

Wow ! C’est tellement difficile comme question . . .  Il m’est difficile de
citer un moment en particulier. Je n’en ai pas un, mais plutôt, beaucoup de sessions magiques tout au long de ces 10 dernières années…  que je n’oublierai jamais. 

© Jérôme Paumier 

Parlons technique ! On trépigne d’impatience de connaître ton quiver idéal ! 

En fait, je surfe principalement des « Log » (longboard classique). J’ai une belle collection de longboards entre la France et l’Australie ! Ils sont tous entre 9’1 et 9’3 de taille, tous très différents. J’ai aussi un 7’6 midlength single fin fait par mon shaper d’ici, Sean Nettleton, que j’adore surfer quand les vagues sont plus rapides ou creuses. Pour les dérives, je crois que j’ai une 9’25 ou une 10’ sur mon log en ce moment, et une 7’5 George Greenough sur ma midlength.

Au vu de ta collection de longboard que tu détiens, le longboard a toujours été une évidence pour toi ou as-tu eu aussi cette phase de shortboard radical ?

Je n’ai jamais eu de phase de shortboard radical et la question ne s’est même jamais posée, d’ailleurs ! Ayant pratiqué la danse espagnole à outrance pendant environ 10 ans, quand j’ai repris le surf à mes 19 ans, je me suis instinctivement tournée vers le longboard. Cette année-là, mon copain de l’époque était MNS et ses collègues surfeurs le prévenaient des conditions pour que je puisse venir surfer. Mon premier longboard Barland (bien trop lourd pour mon petit gabarit) m’a été vendu par l’un des MNS, pour pas trop cher. Imaginez le longboard bien épais, hyper lourd, blanc à l’origine, mais tellement jauni ! Ahah

Chaque surfeur octroie une part importante au voyage dans sa vie. Penses-tu que tes surftrips seraient différents sans ta planche fétiche?

Je voyage tout le temps avec mes boards, à moins que l’essentiel de mon trip ne soit pas le surf, comme au Japon par exemple, où je m’y rends surtout pour y travailler. Auquel cas, je sais déjà avant de partir qu’un ami sur place pourra me prêter une ou plusieurs boards. En général, je ne voyage qu’avec une seule planche : la housse longboard est bien assez lourde et encombrante comme ça !

Entre  SAINT JEAN DE LUZ & BYRON BAY, qu’est-ce qu’il t’a poussé à mettre les voiles ? 

Mon cœur a balancé entre ces deux endroits pendant 5 ans ! J’ai fini par m’installer ici à Byron Bay,  car ça avait beaucoup plus de sens pour ma marque, mes projets surf et le mode de vie que j’avais envie d’avoir (on surfe en eau chaude toute l’année ici, ce n’est pas mal quand même).

Comment t’est-il venu l’idée de créer ta marque Lore of the sea ?

J’avais la volonté de proposer des produits tout aussi techniques que stylés pour aller surfer. C’est un peu ce que toute nouvelle marque vous dira aujourd’hui ! Pour moi, l’aventure a commencé il y a 7 ans, lorsque je suis arrivée en post-études. J’ai appris à coudre et à faire des patrons pour confectionner mes prototypes, afin de pouvoir enfin les tester en conditions réelles, développer et finaliser mes idées. Et même si Byron Bay a été une réelle source d’inspiration pour la création de Lore of the Sea, monter sa marque n’est pas aussi simple que cela peut paraître. Chaque personne le vit différemment. Me concernant, ça a été un mélange de ma passion pour le développement de ces produits et de la chance d’avoir une famille et un copain qui m’ont toujours poussée et soutenue.

As-tu crée ta marque parce que tu as remarqué qu’il y avait un réel besoin sur le marché de la femme ?

En 2013-2014, quand l’idée a commencé à émerger et que je me suis lancée dans mes premiers prototypes, il y avait clairement un manque de produits techniques de surf dédiés aux femmes ! D’où l’envie de me lancer.

D’ailleurs que penses-tu de cet essor féminin ayant attrait au surf et au lifestyle ?

Les femmes ont de plus en plus leur place dans le milieu du surf, et on a beaucoup de chance d’évoluer dans ce sens. C’est un réel plaisir et un réel engouement de voir toutes ces communautés de surfeuses se créer dans le monde, ainsi qu’au travers des réseaux sociaux. Désormais, tu y trouveras même des groupes privés sans garçons #sorrynotsorry ! Idéal pour s’entraider, se motiver et se donner des conseils. C’est bien la preuve d’une approche différente du sport, qui a tout autant sa place que le côté core / masculin / radical que l’on connaît déjà 😉

D’un point de vue technique, comment affines-tu le développement de tes pièces et comment choisis-tu les usines avec lesquelles tu travailles ?

Dans un premier temps, je fais les patrons, ensuite je couds et une fois assemblés, je teste les prototypes, et je recommence … Jusqu’à que j’obtienne le résultat voulu ! Que ce soit pour le maillot ou pour la combinaison néoprène, la tenue et la coupe sont 2 choses essentielles pour moi. Concernant les usines, je vais dans les pays avec lesquels je travaille pour rencontrer mes fournisseurs. Je porte une réelle importance apprendre à les connaître pour développer une relation de confiance et surtout m’assurer des conditions de travail de leurs employés.

Peux-tu nous partager les valeurs et les engagements que tu transmets au travers LORE OF THE SEA ?

Dans le business, je me tiens à mes valeurs personnelles. L’écoresponsabilité est une évidence. J’utilise des tissus recyclés, aucun emballage en plastique, et je refuse de travailler comme les marques de « fast fashion » qui poussent à la surconsommation, souvent avec des matières premières de qualité médiocre.

Tu parcours une partie du monde pour mener à bien ton projet, alors comment fais-tu pour lier ta passion du surf & ta vie d’entrepreneuse ? Peut être est-ce top secret, mais travailles-tu à côté pour mettre un peu de beurre dans les épinards ?

Pour lier ma vie d’auto-entrepreneuse et ma passion pour le longboard, j’ai 3 jobs ! Mon auto-entreprise, le surf, ainsi que mon travail de designer avec Oxbow, et mon « beurre dans les épinards » que j’adore aussi : je travaille également pour la distillerie d’un délicieux gin local 🙂

Et pour cette année 2020, peut-on désormais parler de nouveautés ? Dans notre oreillette, on nous dit que tu agrandis ta gamme, avec des pièces néoprènes !

© Clementine Bourke

J’ai toujours rêvé de développer des pièces en néoprène pour la mi-saison, mais le marché reste difficile d’accès pour une petite marque comme la mienne. Seules les grosses firmes ont la possibilité de travailler avec les meilleures usines. Lorsque l’on parle d’un produit aussi technique qu’une combinaison en néoprène et que l’on souhaite produire un équipement réellement pratique et fonctionnel pour le surf, il est impossible de collaborer avec de plus petits fabricants, car ils ne sont pas équipés de machines performantes et, d’autre part, ne peuvent pas avoir accès à des matériaux premium. C’est-à-dire de qualité supérieure à ceux de la grande distribution.

Je suis donc très contente d’avoir enfin pu lancer ma gamme néoprène, tout aussi unique qu’intemporelle, mais surtout technique, durable et de bonne qualité. De plus, elle est fabriquée avec un néoprène éco-responsable !

Sensibles aussi bien sur l’aspect technique et esthétique de LORE OF THE SEA, une marque qui s’avère prometteuse et qui s’affirme par des convictions humaines, où la féminité est mise à l’honneur.  Découvre la marque sur son site internet Lore of the sea  et tu peux suivre son instagram Lore of the sea 

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Redaction par Lorraine Customind shop & Takeabreathedition © Copyright Photos & Text 

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